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3.2.4 La synchronisation

Le dispositif d'insertion de synchronisation, dès lors, devient nécessaire, puisque l'on ne sait pas reconnaître, a priori, le début de chacun des mots 8 bits transmis. Une solution consisterait à ajouter, entre chacun des mots utiles, des séparateurs de composition connue. Le problème serait évidemment l'augmentation du nombre de bits transmis, pour un même nombre de bits utiles (provenant de la quantification du signal analogique initial), et donc l'augmentation dans le même rapport du débit de transmission de ces bits (tous les 1/10000 de seconde, il ne faut plus transmettre 8 bits, mais 8 bits plus le nombre de bits nécessaires à la constitution du séparateur). La solution retenue est bien d'insérer des mots de reconnaissance, non pas entre tous les mots utiles, mais seulement périodiquement (ici, tous les 10000 mots de 8 bits ou, éventuellement, tous les 100 mots, ce qui donne des fréquences d'émission de ces mots de reconnaissance, respectivement de 1Hz et de 100Hz). Afin d'éviter d'éventuelles coïncidences, les mots de synchronisation ont une longueur de 24 ($3\times 8$) bits, ce qui diminue notoirement la probabilité de fausse reconnaissance. Lorsqu'effectué à la fréquence de 1Hz, l'ajout du mot de reconnaissance est audible mais tout à fait tolérable; par contre, à 100Hz, l'on a impression de ne plus recevoir que les tops de synchronisation!


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Denis Arnaud
11/25/1997