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La théorie (théorème de Shannon) et l'expérience montrent que pour
reconstituer correctement un signal formé de fréquences inférieures à f,
il suffit de disposer de la valeur de ce signal à des instants suffisamment
rapprochés (ces instants sont appelés instants d'échantillonnage), écartés
au plus d'un temps T = 1/(2f), T étant la période d'échantillonnage
exprimée en secondes. Si donc f0 est la fréquence d'échantillonnage
(f0 =1/T), il nous faut avoir dans notre cas
, où
Fmax est comme précédemment la fréquence maximale normalisée du
signal de parole, à savoir Fmax = 3400Hz.
Figure 3.1: Quantification sur un
arc
Les boîtiers dont nous disposons ici échantillonnent en fait à f0 =
10kHz, ce qui signifie que le signal analogique de parole est sondé tous
les 1/10000 de seconde, soit toutes les
. La valeur du
résultat de la mesure est ensuite traduite en informations susceptibles
d'être transmises en ligne et convenablement détectées à l'arrivée. Le
procédé utilisé dans notre cas, dénommé M.I.C. (modulation par impulsions
codées), consiste à traduire le résultat de la mesure en numération binaire
(cf figure 3.1). Avec, ici, une suite de 8 bits (donc
0 ou 1), on dispose de 28= 256 valeurs possibles d'amplitudes étalons
dont on retient celle qui se rapproche le plus possible de la valeur exacte
mesurée; une telle opération est ainsi appelée quantification.
En résumé, le signal téléphonique analogique d'une voie fait l'objet, à la
cadence de 10000 fois par seconde, de trois opérations: échantillonnage,
quantification et codage, dont une est susceptible d'apporter une
altération (bruit de quantification) du fait de l'approximation de la
valeur réelle par la valeur étalon retenue pour l'amplitude (c'est
d'ailleurs pour réduire cet inconvénient que le système M.I.C. européen a
été normalisé avec 256 niveaux étalons de quantification grâce à 8 bits de
codage). La fréquence de passage d'un mot de 8 bits à un autre étant de
10kHz (fréquence d'échantillonnage), celle de passage d'un bit à un autre
est:
, qui est donc la fréquence d'horloge des
boîtiers utilisés pour la maquette.
Figure 3.2: Numérisation d'un
signal analogique: 1-Signal analogique; 2-Échantillonage;
3-Quantification; 4-Mise en série
L'avantage de ce procédé réside d'abord dans l'insensibilité du signal
numérique aux bruits et aux distorsions puisqu'il suffit de détecter
correctement l'information numérique pour reconstituer le signal analogique
dans son état d'origine (un bruit de transmission modifiera légèrement
l'amplitude du signal numérique, i.e. la succession de paliers hauts
et bas correspondant à la suite de 0 et de 1, ce qui, si les amplitudes de
ces paliers sont suffisamment écartées, ne modifiera pas l'état des bits,
donc aussi les valeurs correspondant à la succession de bits, et donc
finalement l'amplitude du signal recueilli correspondant à la valeur
quantifiée). D'autre part, afin de bénéficier d'une protection contre des
perturbations plus importantes, on peut utiliser un système permettant de
corriger les erreurs de transmission; c'est l'objet du dispositif suivant.
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Denis Arnaud
11/25/1997